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2012 : Gand, la cité des comtes (5 avril) [ B.Delahousse ]

mercredi 10 octobre 2012 par Bernard DELAHOUSSE

GAND, la Cité des Comtes - le 5 avril 2012

En ce matin frisquet du jeudi 5 avril 2012, les 57 vaillants participants à cette sortie en territoire flamand, chaudement vêtus et équipés pour (ou contre) la pluie, étaient fidèles au rendez-vous fixé à 7h15 à la station de métro Quatre Cantons, en dépit d’un accès (quelque peu perturbé par les travaux) au nouveau parking des bus situé derrière la station, et que nous avons en quelque sorte étrenné.
Le programme de la journée ayant été inversé, c’est vers l’Hôtel de Ville de GAND que nous nous sommes d’abord dirigés, là où nous avons rendez-vous avec nos deux guides et où nous avons formé les 2 sous-groupes.
La visite du centre historique de la Cité des Comtes de Flandre commença par quelques rappels bien utiles : GAND (Gent, en néerlandais) porte bien son nom puisqu’elle est située au confluent (du gaulois Ganda ?) de l’Escaut et de la Lys ; la cité a vraiment pris naissance sous les Carolingiens autour des deux abbayes (St Bavon et St Pierre) et du marché, puis est devenue au Moyen-Âge une ville drapière très prospère ; c’est la ville natale de Charles-Quint (en 1500), le futur empereur romain germanique, ce qui n’empêcha pas celui-ci de réprimer durement la Révolte de Gand en 1539, entre autres en faisant défiler les notables de la ville pieds nus et la corde au cou. Plus près de nous, au XIXe siècle, pendant la période des Cent Jours, le roi Louis XVIII vint se réfugier à Gand, ce qui lui valut le surnom de “Notre Père de Gand” ; intégrée au royaume des Pays-Bas après la bataille de Waterloo, Gand devint belge en 1830, lorsque l’indépendance de la Belgique fut proclamée à l’issue de la Révolution belge.

Gand : La cathédrale Saint Bavon

Nous avons ensuite effectué une visite guidée de la cathédrale Saint-Bavon, située à l’emplacement de l’abbaye fondée par Saint-Amand au VIIe siècle, et siège de l’évêché de Gand depuis 1559. La tour ouest de style gothique s’élance jusqu’à 89 mètres de haut ; à l’intérieur, les trois nefs constituent un espace impressionnant avec les chapelles latérales, le choeur en pierre bleue de Tournai renferme plusieurs mausolées ainsi que de très belles statues ; dans la crypte, nous découvrons de superbes tapisseries et également quelques fresques anciennes. Mais c’est surtout le polyptyque de l’Adoration de l’Agneau Mystique, l’un des trésors du patrimoine mondial que l’on doit aux frères Van Eyck, qui a retenu notre attention par sa complexité, sa beauté et ses dimensions.
Puis, nous avons descendu l’avenue principale, la Sint Baafsplein parcourue de tramways affichant des destinations exotiques comme “Moscou” ou “Turquie”, jusqu’au pont Saint-Michel d’où nous avons admiré la belle perspective sur les tours de l’église St-Nicolas, du beffroi et de St Bavon.

Gand : Vue sur les trois tours
Gand : Les quais de la Lys

Le parcours longeant la Lys nous apermis de découvrir la halle aux grains, le luxueux hôtel Marriott, les petites échoppes flamandes, la halle aux fruits et légumes, et finalement la Vleishuis (halle des bouchers)... où les toilettes ne l’étaient pas, heureusement pour certains d’entre nous ! Cette matinée s’est terminée par la promenade en bateau, fort opportunément couvert, à partir de l’embarcadère, au Hoogport, où les deux sous-groupes se sont rejoints à 11h30 : l’occasion était belle de voir la vieille ville médiévale sous un autre angle, au fil des canaux, avec ses maisons des XVe et XVIe siècles présentées avec bonne humeur par notre guide.
Cette balade nous a mis en fort bon appétit pour le déjeuner que nous avons pris au restaurant tout proche, le Trio’s ; au menu : tomate monégasque, waterzooï de poulet à la Gantoise et crème caramel. De quoi requinquer n’importe quel touriste transi et, la bière aidant, d’animer les conversations !

Gand : Le château comtal

Nous avons retrouvé nos deux guides en début d’après-midi à l’entrée du Château des Comtes (Gravensteen en néerlandais) pour une visite de 2 heures environ. Le château actuel fut construit en 1180 par Philippe d’Alsace à l’emplacement d’une forteresse en bois datant du 10ème siècle, sur les bords de la Lys. Au centre, un donjon de 3 étages (33 m. de haut) surplombe l’ensemble. Il a servi de résidence aux comtes de Flandre jusqu’au XIVe siècle, puis sous Charles-Quint il est devenu une prison ; il a même abrité une filature de coton au XIXe siècle. Aujourd’hui, on y visite les écuries, le donjon avec une belle collection d’armes et d’armures et surtout, au dernier étage, une salle dédiée aux instruments de tortures à diverses époques et dont le raffinement n’est guère garanti (âmes sensibles s’abstenir !). Dans le dédale de ce château, on passe allègrement des pièces de résidence et de réception des Comtes aux oubliettes de sinistre renom.

La visite de Gand, chef-lieu de la Flandre occidentale, s’est terminée par le Beffroi, symbole de l’indépendance de la ville, auquel a été accolée au XVe siècle la Halle aux Draps, un édifice de style gothique. Cette tour renferme toujours les chartes des privilèges de la ville reçus en 1180. On peut accéder au 5e étage par un ascenseur, cependant une poignée de convaincus ont insisté pour emprunter les escaliers, parfois raides et irréguliers. De là-haut, les vues sur la cité des Comtes sont aussi saisissantes que diverses. C’est également à cet étage que l’on trouve les 45 cloches du carillon ; à l’étage inférieur on peut observer le mécanisme d’horlogerie du Beffroi. Avant le retour à l’autocar, nous disposions d’une heure de temps libre que nombre de participants ont utilisée qui pour faire du lèche-vitrine (mais les magasins fermaient à 17h00), qui pour prendre un bon chocolat chaud ou encore une dernière bière belge.

Une journée bien remplie, à défaut d’un temps clément ! Comme quoi le temps ne fait rien à l’affaire...

Bernard DELAHOUSSE


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