Multicolonnage en FLOAT 04
ASA Lille1 [() Pour activer le formulaire des langues au lieu du menu, dcommenter la bloc qui suit - preferable pour les sites avec beaucoup de langues
ASA - Universite´ Lille 1
Association de Solidarite´ des Anciens
Universite´ Lille 1 - Sciences et Technologies

Le Groupe Mémoire de Lille 1

lundi 22 décembre 2014

Le Groupe Mémoire de Lille 1

Les activités du Groupe

Le Groupe Mémoire de la faculté des sciences et de l’université Lille 1 est composé de trois parties : le Groupe Archives Papier, le Groupe Archives Photos, le Groupe Mémoire Orale.

Le Groupe Archives Papier comprend cinq membres. Il a pour tâches : le recensement des annales de la faculté des sciences ; le recensement des registres et leur sélection pour numérisation ; le recensement, le classement et la mise en boîtes de documents divers ; ’établissement de relevés de tous ces recensements sous forme de fichiers excel.

Le Groupe Archives Photos comprend une douzaine de membres. Il a pour tâches : le recensement, le classement, la mise en enveloppes après reconnaissance (si possible) des personnes, événements, dates, lieux ; l’établissement de relevés de ce recensement sous forme de fichiers excel.

Le Groupe Mémoire Orale (GMO) comprend une quinzaine de membres. Il a pour tâches : la réalisation d’entretiens audio avec des anciens de Lille 1 ; la conversion des entretiens audio en comptes rendus écrits ; la conservation des entretiens ; l’exploitation des entretiens.

Le point sur l’activité du Groupe Mémoire Orale (GMO)

Le GMO a été créé en janvier 2013. Depuis cette date, 29 interviews ont été réalisées, d’enseignants-chercheurs principalement, mais le tour des AITOS arrivera bientôt. 19 comptes rendus écrits ont été enregistrés dans le dépôt de l’ASA, après avoir été validés par les personnes interviewées. Les autres comptes rendus vont suivre (la transcription d’un entretien audio demande beaucoup de temps). Seuls les membres du GMO ont accès au dépôt de l’ASA et peuvent consulter les comptes rendus.

A l’origine, une grille d’entretien a été élaborée a priori, afin que les entretiens soient consacrés à la mémoire du passage de l’ancienne faculté des sciences à la nouvelle université, c’est-à-dire les années 1965-1975. L’expérience montre qu’une part importante des entretiens a trait aux sujets suivants : l’enseignement reçu par les anciens lorsqu’ils étaient étudiants, la manière dont se faisait le recrutement des personnels (enseignants et AITOS), l’encadrement dont les assistants bénéficiaient lorsqu’ils étaient thésards, la genèse et le développement du laboratoire dans lequel ils ont vécu, les liens avec leurs collègues de labo et les autres, etc. On s’éloigne souvent de la grille, et même de la période initialement délimitée, mais peu importe. L’essentiel, c’est que les interviewés et les intervieweurs éprouvent du plaisir à se remémorer les événements marquants de leur vie universitaire.

Les interviews et les comptes rendus sont généralement très riches et vivants, la « langue de bois » est rare. L’interviewé sait à l’avance que son entretien restera confidentiel, en dépôt dans les archives de l’ASA, pour une éventuelle exploitation par des historiens. L’interviewé montre sa personnalité, qui n’est pas réductible à une autre. Sur un sujet donné, plusieurs points de vue peuvent s’exprimer. Par exemple, la tentative de rapprochement, et même de fusion, entre la Physique et l’EEA dans la période 1967-1969 est perçue différemment par les différents intéressés. Autre exemple, on se souvient que l’élection des présidents d’université, dans les situations très conflictuelles des années 1970, dépendait des rapports de force entre plusieurs groupes ; aujourd’hui, chaque acteur donne sa vérité sur cette période cruciale de notre université.

Il est impossible de faire une synthèse du contenu des entretiens. On peut quand même essayer de dégager quelques lignes de force. L’ancien monde est dépeint en détail. L’enseignement reçu sur les bancs de la faculté est principalement de type magistral ; le manque d’encadrement est manifeste, comme l’absence d’aide aux étudiants en difficulté. Dans plusieurs secteurs, la recherche est balbutiante. Là où elle existe, elle est menée dans des conditions difficiles, avec peu de moyens. Néanmoins, des pionniers ouvrent des voies d’avenir. Certains professeurs laissent les thésards se débrouiller seuls. Pour les recrutements d’assistants, il n’y a pas de procédure officielle. Au niveau de la faculté, il n’y a pas non plus de structure institutionnelle véritable. Les non-professeurs ne sont pas impliqués dans le fonctionnement du système. De nombreuses interviews éclairent les relations de type mandarinal existant à cette époque.

Mais l’augmentation importante des effectifs entraîne la mise en place d’une gestion collective et une évolution des relations humaines. A Lille, on n’attend pas la loi d’orientation de novembre 1968 pour créer de nouvelles structures, par exemple les départements, officialisés en 1967, mais en gestation dès le début des années 1960.

Quand arrive mai 1968, Lille ne tarde pas à élaborer ses statuts. Dans ces périodes troublées, notre université est le lieu de vives tensions. Elles se manifestent à la moindre occasion, par exemple la tentative de rapprochement entre la Physique et l’EEA, le regroupement avec l’Informatique lors de la mise en place de l’IEEA, l’élection des présidents d’université, etc. Dans les années 1970, l’activité syndicale et politique est intense ; de grands mouvements de grève sont déclenchés (problèmes des assistants non-titulaires, des étudiants étrangers, etc.), qui donnent lieu à des empoignades mémorables. Selon que l’on était, à l’époque, professeur ou assistant ou AITOS, on peut avoir aujourd’hui, sur la genèse de la nouvelle université, des opinions bien différentes.

Jusqu’au début des années 1970, la recherche est encore considérée, dans certains secteurs, comme une activité nécessaire, sans plus. Ensuite, les idées évoluent, plus ou moins vite selon les disciplines. La recherche se structure, en lien avec le CNRS. Plusieurs interviewés présentent avec passion la genèse et le développement de leur laboratoire. Ils fournissent un éclairage intéressant sur leur contribution personnelle, sur leurs collaborateurs, sur les difficultés des relations humaines, sur l’importance des relations avec des personnalités de premier plan pour l’avancement d’un dossier, etc. Aujourd’hui, le développement des collaborations avec les entreprises va de soi, il n’en était pas de même vers 1970. Les interviews permettent de mieux comprendre les étapes de l’ouverture de l’université sur le monde socio-économique.

Si vous vous intéressez à l’histoire de votre université, ne manquez pas le 17-19 de l’ASA qui aura lieu la mardi 10 février 2015 au CERLA où seront présentés le bilan d’activité et les perspectives du Groupe Mémoire de Lille 1.

Bernard POURPRIX


Accueil |
  • Contact
  • | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 139 / 310598

    Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site 05- Activités à l’ASA   ?

    Site réalisé avec SPIP 3.1.6 + AHUNTSIC

    Creative Commons License