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Les balades "en Histoire" de Bernard (2015 - 2016)

lundi 19 décembre 2016 par Bernard BELSOT

Balade du 14 octobre 2016 dans le marais de Fretin

C’est par un après-midi ensoleillé, que nous prenons la rue du Maréchal Foch ou RD 145 du centre de Fretin vers Templeuve, le parking se trouve à la sortie du village de Fretin.
Nous commençons par un petit jardin public dont nous faisons le tour et croisons nos voitures pour nous rendre un peu plus loin dans le marais. Nous traversons un champ de maïs, puis entrons dans les bois, le long de la Marque. Nous quittons ce sentier pour passer sur une passerelle d’une cinquantaine de mètres de longueur, en bois exotique, ce qui nous permet de voir un lac où se prélassent une famille de cygnes, dont quatre jeunes de l’année au plumage encore « gris-marron », des foulques macroules au bec blanc et au plumage noir, des sternes blanc et bleuté, de noirs cormorans, des poules d’eau, au bec rouge-orangé, et quelques plumes blanches sur les ailes et la queue… En bout de cette passerelle, un pic vert est taillé dans un tronc d’arbre mort et de l’autre côté, un renard est représenté traversant un tronc qui semble l’observer, à moins qu’il ne surveille les randonneurs ?
Nous faisons une première fois le tour du lac, en passant sur un promontoire (où certains se sont pris pour Leonardo DiCaprio dans le Titanic), puis sur une autre passerelle. Nous rejoignons à nouveau la Marque et la remontons à contre-courant pour sortir du bois et y pénétrer à nouveau un peu plus loin. Pour ceux qui n’auraient pas admiré les arbres avec leur feuillage d’automne débutant, nous repassons une deuxième fois sur le même chemin dans le sens inverse, puis nous rejoignons le village par un autre sentier entre le lac et les pâtures.
Quelques maisons nous accueillent et souhaitent que l’on aille voir en face un petit jardin où se trouve une cuve blanche contenant une solution de nitrate de calcium, (rien n’est indiqué sur son utilisation éventuelle !) et nous rejoignons les voitures 200 m plus loin.
Ce fut une balade agréable, que j’ai parcourue de nombreuses fois aidé de béquilles pour réapprendre à marcher en juillet.
Bernard BELSOT

Journée au vert du 30 juin 2016 à Olhain.

Peu de parcours dans la région permettent de voir successivement un château-fort (1200-1400), un dolmen, un gué, un gal enchaîné, une chaussée Brunehaut… et surtout avec un guide restant au point de départ et d’arrivée car muni de béquilles et sans possibilité de marcher correctement !
En arrivant sur le parking près du château d’Olhain et du restaurant Auberge du Donjon, continuer à pied, un peu plus loin pour voir le château d’Olhain un peu plus sur le côté. On voit alors l’étang en eau vive (la Lawe, c’est le nom de la rivière qui alimente cet étang), le premier corps de bâtiments est la Baille, qui date de 1200, servant de refuge aux habitants du village et à leurs animaux en cas de guerre, le deuxième corps de bâtiments avec les deux grosses tours est le château lui même, tel qu’il est là, il date de 1400, car les guerres l’ont détruit plusieurs fois. Une troisième tour carrée existait, elle a sauté en 1654 lors d’un siège mais n’a pas été reconstruite. C’est le seul château fort bâti sur deux îles existant encore en France, Belgique et Allemagne. C’était une construction commune à cette époque.
On se trouve sur la frontière entre l’Artois et la France. En 1200, édification de cet ensemble défensif par Hugues d’Olhain, capitaine croisé, armé chevalier au siège de Constantinople, (quatrième croisade avec comme chef des croisés Baudouin IX de Flandres, = Baudouin IV de Hainaut, = Baudouin Ier de Constantinople, père de Jeanne et Marguerite de Flandres) l’Artois appartient à Philippe Auguste roi de France du fait de son mariage avec la soeur du comte de Flandres, (l’Artois étant sa dot) ! Puis saint Louis (Louis IX) l’a donné à son frère, ensuite, l’Artois est revenu au comté de Flandres !

Le château d’Ohlain

En 1400, le seigneur d’Olhain Jean de Nielles (ayant épousé Marie d’Olhain) est grand argentier du duc de Bourgogne Philippe le Bon, celui-ci fait couper des chênes dans ses bois pour pouvoir reconstruire le château ruiné par la guerre de Cent Ans ! Le seigneur d’Olhain est un des membres de la Toison d’Or, c’est pourquoi en clef de voûte de la salle des gardes, on voit en pierre blanche le fameux collier avec le mouton ! En 1430, par mariage, c’est Pierre de Berghes qui devient seigneur d’Olhain. À partir du XVe, le château évolue en garnison, abritant les soldats des ducs de Bourgogne, de Charles Quint (petit-fils de Marie de Bourgogne) puis des soldats espagnols, l’Artois fait partie des Pays-Bas espagnols, on est face à la France ! En 1710, les Hollandais occupent les lieux, après la prise de Lille et de Béthune. En 1830, le château devient la résidence d’été de la famille de Berghes, mais à la mort du dernier seigneur d’Olhain, Pierre-Marie de Berghes, pendant la guerre de 1870, le château est laissé à l’abandon !
Il a été restauré par Paul Dutoit, décédé il y a cinq ou six ans, père des propriétaires actuels.
Revenir sur ses pas et se diriger vers Fresnicourt-le-Dolmen, tourner à la deuxième route à droite.
Traverser la chaussée Brunehaut, (route gallo-romaine allant d’Arras à Thérouanne, puis Boulogne, et d’Arras vers Cambrai puis Reims, Lyon puis l’Italie…, route très importante pour les troupes romaines, la laine et l’étain anglais, des draps d’Arras…).
À la traversée de la chaussée Brunehaut, on prend la route macadamisée presque en face, puis on tourne à droite, dans un chemin, qui devient encaillouté, descendant dans la rivière autour d’un moulin où l’on peut déguster de bonnes crêpes et galettes, on passe sur le petit chemin à côté du gué de Caucourt et l’on suit la route vers Caucourt.
Dans le village, on tourne à droite vers Hermin puis après une bonne montée, à droite vers Gauchin-le-Gal. À l’église, sur la place, faire 50 m pour voir ce gal enchaîné (par un officier américain Henri Selden Bacon en 1925) qui allait frapper à la porte des maris trompés ! Pendant la guerre de 1914-1918, les troupes américaines étaient dans ce village, et nombre de soldats s’étaient amourachés, voire plus, de villageoises, il ne fallait pas qu’elles soient « dénoncées » par cette pierre aux pouvoirs surprenants !

le gal enchainé de Gauchin
L’auberge du Donjon

Du Gal, reprendre la chaussée Brunehaut vers la gauche et prendre la première route à droite entre deux maisons, en direction d’Olhain pour un repas bien mérité !
L’Auberge du Donjon nous a régalé d’un excellent repas.

L’après-midi, vers Fresnicourt-le-Dolmen, puis première route à gauche vers le golf d’Olhain, on le laisse sur la gauche, un peu plus loin sur la droite prendre le chemin de terre le long et dans le bois, (c’est un chemin de grande randonnée qui va de l’Angleterre à Rome) le suivre, il y a 90 m de dénivelé. Les participants se sont plaints de ce chemin qui avait recueilli l’eau de pluie du matin… Quand on sort du bois, prendre une route à droite puis à nouveau à droite pour découvrir le dolmen, à moitié affalé sur un arbre, en réalité l’arbre a poussé autour de la pierre recouvrant le dolmen (4 000 ans d’âge).
Le dolmen faisait partie d’un ensemble de quatre dolmens positionnés en losange de 37 m de côté , sur chaque ligne entre deux dolmens, étaient positionnés des menhirs et deux galgals (= tumulus) existaient proches de cet ensemble mégalithique qui avait été dessiné en 1846 par le sous-préfet de Béthune !
Malheureusement, à ce moment là, on a empierré les rues de Lille, les carriers ont trouvé que ces pierres étaient plus accessibles que celles qui se trouvaient en sous-sol. Dans la pâture en face, une ancienne carrière a un « menhir » de plusieurs mètres de longueur au fond du trou.

Le dolmen de Fresnicourt

Prolonger le chemin déjà pris puis prendre à gauche vers Fresnicourt-le-Dolmen, point de vue assez exceptionnel sur l’Artois, on traverse le village avec son église et son château XVIIIe. Suivre cette route pour rejoindre Olhain et les voitures.

J’espère que ce parcours vous a plu, (du verbe plaire et non du verbe pleuvoir) !

Bernard BELSOT

Balade du 3 juin 2016, intitulée : « l'eau dans Lille » !

Découvrir le cheminement de l’eau, en réalité, celui de la Deûle, dans Lille, du moyen âge jusqu’en 1936 était le thème de la balade. Il a fallu choisir une rivière car il y en a huit répertoriées à Lille : l’Arbonoise, le Bequerel, l’Arembault (on connaît la rue du Sec Arembault), la Chaude Rivière (qui ne gelait pas l’hiver), la Tortue (la rivière à morts (18 000 Autrichiens) lors du siège de Lille de 1708), le ruisseau de Wazemmes, le ruisseau d’Esquermes et naturellement la Deûle qui est à l’origine de Lille car entre la Haute Deûle et la Basse Deûle existe un dénivelé de 3,20m, il fallait décharger les bateaux au quai de Wault, (pour certains, quai du Wault, qui se prononce du Vaux....!) et en recharger d’autres (Avenue du Peuple Belge) et entre les deux transporter les marchandises à dos d’homme ou de mulets ; on avait besoin de main d’oeuvre donc de population sédentaire !

Pensons également qu’à chaque fois que l’on agrandit Lille, (7 agrandissements entre 1066 et 1854 !), on fait de nouveaux remparts entourés d’eau dans les douves, on supprime les remparts anciens, mais on garde les fossés devenant des canaux, d’où création d’îlots. Le quartier Vauban était une zone de marais de la Deûle, un moulin à eau existait au niveau du croisement actuel du Boulevard Vauban et de la rue Colbert.

Le départ a lieu devant le seul monument en Europe « aux colombophiles et aux 2000 pigeons voyageurs morts pour la patrie » inauguré le 23 avril 1936. Les Allemands fusillaient ceux qui élevaient des pigeons et tiraient sur les pigeons que les soldats envoyaient des tranchées avec des messages pour l’état major pendant la 1ère guerre mondiale. N’oublions pas que de 14 à 18, les Allemands occupaient la région, le front allant de la côte belge à Ypres, Lorette puis Vimy, Arras, Cambrai, Péronne, Verdun....

Nous passons devant le monument pour les Fusillés de Lille du 22 septembre 1915, (pour avoir caché un aviateur anglais) : le marchand de vins en gros Camille Jacquet, le sous-lieutenant Ernest Deconninck, le commerçant Georges Maertens, l’ouvrier Silvère Verhulst, et au sol gît Léon Trulin fusillé le 18 novembre 1915 ! Monument réalisé en 1929, détruit par les Allemands en 1942, refait en 1960. A l’entrée du jardin Vauban, on voit la stèle ornée d’un médaillon pour Édouard Lalo, compositeur né à Lille, (sa statue en bronze, inaugurée en 1922, ayant été volée en 1942 par les Allemands), ainsi que l’oeuvre d’Eugène Dodeigne représentant De Gaulle et la France.

Nous longeons le quai de Wault, avec à gauche l’ancienne abbaye des Minimes (moines scientifiques) devenu l’hôtel Alliance avec son très beau cloître pierres et briques (à voir absolument) ! Nous suivons l’ancien lit de la Deûle par la rue du Quai puis rue de la Baignerie, la place de l’Arsenal puis la rue Thiers qui passe devant la Loge Maçonnique avec sa salle aux colonnes à palmettes (à l’égyptienne).

Nous passons sous un porche pour nous retrouver sur l’ancien canal des Weppes (rue des Weppes) qui se partage en deux pour faire le tour de l’ancienne motte féodale remplacée par la Cathédrale Notre Dame de la Treille. Sur cette motte, il y a eu successivement le château du Buc (?)(du fameux Lydéric, géant de Lille),en bois et en terre, puis la Motte Châtelaine ou Motte Madame, puis le château de la Salle puis palais des Ducs de Bourgogne, Philippe le Bon y réalise en 1431 le 2ème chapitre de la Toison D’or, ordre qu’il a créé à Bruges en 1429). Ayant construit le Palais Rihour, Philippe le Bon fait don de l’ancien château à l’échevinage de Lille qui s’empresse de l’échanger avec les quais de la Basse Deûle (avenue du Peuple Belge) (appartenant à l’Hospice Comtesse) pour en faire le port de Lille. En 1854, il reste encore une motte féodale de 9m de haut et 50m de diamètre, entourée du canal du Cirque. On décide d’y construire la Basilique de la Treille ( pour y exposer la statue de Notre Dame de la Treille datant du XIIe siècle). On réalise un concours d’architectes (nouveauté), Violet le Duc concourt, mais les deux premiers sont des Anglais, on vient d’avoir l’humiliation de Fachoda, on demande au 3ème du concours l’architecte Lillois Charles Leroy de réaliser la basilique dans le style néogothique qui est à la mode ! Les guerres de 1870 (et les 5 milliards or à donner à l’Allemagne), de 1914, de 1940, ont raison de son financement, elle n’est terminée qu’en 1990, entre deux, elle est devenue cathédrale en 1913, date de création de l’Évêché de Lille.

Détails du parcours

Nous laissons l’Hospice Comtesse sur la gauche pour passer près de ce qui reste du Moulin de St Pierre, moulin à eau avec 2 ou 3 roues à aubes selon les périodes, il appartenait à l’Hospice Comtesse. Deux caractéristiques sur ce qui reste de la façade car il a brûlé à nouveau vers 1905, une date 1649 (je crois) correspondant à un incendie de l’Hospice et un blason de Comtesse sur lequel le blason du Duc de Bourgogne (Jean sans Peur) est placé, voulant dire que le Duc protège Comtesse.

Nous longeons le jardin des simples et arrivons avenue du Peuple Belge, ancien port de Lille sur la Basse Deûle, remblayé en 1936. Sur la droite, se trouvait de 1301 à 1597 une forteresse importante sur 2,7 hectares, avec 8000 arbalétriers, le château de Courtrai bâti par le Roi de France Philippe le Bel pour pouvoir mâter la population de Lille en cas de rébellion ! Prise par le Roi d’Espagne Philippe II, Duc de Bourgogne en 1584, elle fut démantelée en 1597 ! On connaît encore la rue des Tours et celle des Arbalétriers !

Nous partons vers le Pont Neuf qui enjambait le canal de la Basse Deûle puis vers l’Hospice Général bâti en 1739 sous Louis XV pour recevoir tous les « SDF » de l’époque dont les orphelins et pour regrouper les différents Hospices (= Hôpitaux) disséminés dans Lille. Il a été agrandi en 1782, 1824 et 1835. Au XVIIIe,1800 personnes y été soignés et entretenus ! Devant sa façade, on remarque les anciennes pierres des quais de la Basse Deûle.

Nous continuons toujours sur l’avenue du Peuple Belge pour découvrir la Porte d’Eau qui était la sortie de la Deûle de la ville de Lille. Nous prenons un petit chemin sur la gauche, nous passons sur cette Porte d’Eau puis nous trouvons le confluent de la Tortue et de la Deûle, à l’intérieur des remparts. Sur ceux-ci, nous longeons de nombreux jardins familiaux et arrivons au « jardin écologique » et une ancienne voie de chemin de fer qui amenait les animaux (en particulier les chevaux polonais, encore dans les années 80) à l’abattoir, remplacé par un quartier assez agréable !

Passant derrière la caserne St Ruth, Etat Major de l’Armée à Lille, nous rejoignons les 5 ou 6 maisons restantes du Béguinage de Lille, rue du Béguinage. Nous prenons à droite la rue St Sébastien puis la rue du Magasin avec sa belle caserne. La traversée de la Rue Royale nous permet de parler de cette rue et de l’église St André, bâtie sur le jardin de Vauban qu’il avait donné aux Carmes. Dans cette église ont été baptisés les enfants devenus : le Général de Gaulle, le Général Faidherbe et le cardinal Liénart.

Nous rejoignons la Haute Deûle le long de l’Esplanade pour découvrir la Passerelle Napoléon avec ses 4 Sphinges, bâtie sous Napoléon Ier (1er pont mondial couvert pour piétons) restauré sous Napoléon III, dynamité par les Allemands en 1918 avant de partir et reconstruit en 2015 !

Il suffit ensuite de suivre la Haute Deûle canalisée sous Louis XVI, puis Napoléon 1er et Napoléon III, mise au gabarit Freycinet peu après, pour rejoindre les voitures.
Ce fut une belle balade sans pluie très enrichissante.

Bernard BELSOT

Balade à Faches Thumesnil (29 avril 2016)

Quelques gouttes d’eau tombent quand nous sommes au départ sur le parking, mais cette bruine s’arrête vite. Nous traversons le Jardin des Aubépines pour nous rendre au Parc de la Croisette, caractéristique par 650 têtes de catiches (carrière d’un seul tenant), plantées d’arbustes souvent épineux dont les racines maintiennent les terres et empêchent les moutons et poneys qui broutent l’herbe d’approcher de ces endroits qui peuvent devenir dangereux si cela s’écroule !
Sous la Croisette et satellites, il y a environ 2400 catiches sur les 3300 répertoriés sur Faches Thumesnil, (sans compter celles qui ont été remblayées), pour 600000m3 d’extraction.
Quelques carrières anciennes (XIe-XIIIe) ont servi à extraire de la pierre calcaire pour bâtir l’église Ste Marguerite de Faches. La plupart des carrières datent des XVIIIe et XIXe, où l’on a extrait du calcaire qui par chauffage (850°C ou plus) fournit du gaz carbonique et de la chaux (vive) essentielle pour la chaux sucrière ou le ciment. Les carrières de 12m de profondeur ont ensuite servi comme champignonnières et quelques unes ont été utilisées pour faire pousser de la « barbe de capucin » jusqu’en 2015, (les frères Patinier).
Actuellement, les « champignonnistes » (entreprise Crombez), élèvent les champignons dans un hangar dont l’air est puisé par un gros ventilateur dans les catiches en sous-sol !
Dans les carrières, on trouve des graphitis, de conscrits sous Napoléon Ier comme : « Nous sommes trois soldats forcés par napoléon empereur de france merde pour lui » Ferdinand Desaind, Amand Liagre, Stanislas Liagre, ; « louis 18 par la grâce de dieu venez nous délivrer du sort que nous souffrons. 1815 » ; « adieu mes amis, il faut que je parte demain le 9 de juin 1815 par force pour Napoléon, le plus grand voleur de la France mais nous n’avons point l’envie »....ou pendant le siège de Lille par les Autrichiens : « Armand Fournier l’an 4eme de la liberté, le 2 octobre 1792, siège de Lille ».....Ces graffitis permettent de dater ces carrières.
Nous quittons le Parc de la Croisette pour retourner au Jardin des Aubépines où nous parcourons les allées entre les arbres (1500 arbres y ont été plantés de plus de 300 espèces) ! Une butte permet de voir en direction de Lille, nous essayons de reconnaître les différents clochers visibles !
Nous rejoignons les voitures et avons apprécié ce parcours qui nous était inconnu !

Bernard BELSOT.

Dans le quartier des Bois Blancs à Lille (21 avril 2016)

Après quelques problèmes de circulation pour arriver à l’heure au Colysée (ou Maison Folie de Lambersart), nous passons une première passerelle pour longer le « canal à grand gabarit de la Deûle » sur un chemin encaillouté. Après passage sous deux ponts, nous traversons le « parc des Vachers » (espace de 3,5 hectares où se trouvaient des jardins familiaux et des près). Nous n’avons pas pu découvrir l’intérieur de l’église St Charles Borromée car il y avait un enterrement. Un peu plus loin nous rejoignons la Haute Deûle avec le pont à Fourchon et un pont levis, puis nous découvrons l’avenue Marie-Louise Delwaulle, ancienne enseignante de Chimie de la Faculté des Sciences (devenue par la suite Lille 1), décédée en août 1962 dans un accident de train entre Grenoble et Paris, (son laboratoire (repris par Michel Delhaye) s’était spécialisé dans l’effet Raman qui en était à ses débuts).
Nous découvrons ensuite Euratechnologies (très beau bâtiment en briques qui était une filature Leblan) où travaillent 3000 personnes, puis avenue de Bretagne, deux maisons art-déco nous interpellent. Au bout de la rue Kant, une 2ème passerelle nous permet d’enjamber la Haute Deûle que nous logeons jusqu’au pont de l’avenue de Dunkerque qui se soulèvera quand une navette fluviale passera sur la rivière.
Revenus au Colysée, nous passons une 3ème passerelle pour longer la citadelle jusqu’à une 4ème passerelle qui nous permet d’admirer une famille de gibbons, (singes du zoo de Lille) qui marchent sur leurs pattes arrières presque comme des hommes, mais se servent de leurs bras démesurés pour se balancer sur les cordes tendues entre de grands piquets de bois.
Nous découvrons un très beau jardin fruitier au bout du jardin Vauban, puis prenons l’avenue Léon Jouhaux, passons le pont du même nom et rejoignons les voitures au Colysée en longeant la dérivation de la Deûle et en empruntant à nouveau la 1ère passerelle.
Ce fut une belle randonnée, parcourue pour les trois quarts dans une île !

Bernard BELSOT

Randonnée du 15 janvier 2016 à Thumeries et Mons-en-Pévèle par le PP

Nous étions 13 personnes présentes sur le parking de la mairie de Thumeries, pour ce parcours sans pluie, mais par un froid assez vif. Ceux qui sont venus par la forêt de Phalempin, sont passés devant le Château Blanc dont la plus grande partie est de 1541 et une aile plus courte est du XIXe. Accolée au château, se trouve sa ferme rectangulaire dont les bâtiments sont en pierres et briques.
Qui dit Thumeries pense sucrerie Béghin, créée en 1821 dans la ferme de Joseph Coget (auparavant brasseur à Fâches) avec son gendre Ferdinand Béghin (1804-1867) puis son fils Ferdinand (le deuxième) Béghin (1840-1895) lui a succédé en 1868, puis les frères Henri Béghin (1873-1944) et Joseph Béghin (1871-1938) (aussi maire de la commune de 1919 à 1938) qui sont les vrais développeurs de l’usine et sont devenus des industriels fabricants de sucre. De plus, Joseph était fabricant de papier mais aussi président du Crédit du Nord et administrateur de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord. Puis Ferdinand (le troisième) Béghin (1902-1994) dirige la société à partir de 1938, en 1967, il rachète l’entreprise sucrière Say ! L’usine a été reconstruite après les deux guerres mondiales puis vers 1970, et rachetée en 1982 par le groupe Eridania, filiale de Montedison, groupe racheté en 2001 par Électricité de France et Fiat, qui souhaite conserver Edison mais vendent au plus offrant la partie sucrière d’Eridania-Béghin-Say. En 2002, Béghin-Say est rachetée par Union SDA et Union BS, (groupes mutuels d’agriculteurs quatre fois plus petits que Béghin-Say), le tout devient Tereos qui ne laisse subsister que l’activité de conditionnement du sucre et la recherche (80 personnes actuellement).
Nous partons voir l’ancienne entrée de la sucrerie où nous parlons de cossettes, d’égout, de cuites, de mélasse… puis le château Béghin (1890) qui a servi à la partie administrative dans les années 80 puis le château Malle (1921) bâti pour le mariage de Françoise Béghin (1900-1982) avec l’officier de marine Pierre Malle (1897-1990). Le 30 octobre 1932, Louis Malle, qui sera cinéaste (Ascenseur pour l’échafaud, Zazie dans le métro…), y naît. Il est décédé aux USA en 1995. Sa fille américaine d’une trentaine d’années a pris contact avec la mairie récemment car elle souhaite en savoir plus sur sa famille.
D’autres personnes importantes font partie de la famille Béghin, on peut citer, en plus de Ferdinand Béghin, sucrier et papetier, et responsable de groupe de résistants dès 1940 (la quantité de sucre passe de 60 000 t en 1900 à 150 000 t en 1939, Jacques de Fouchier (1911-1997) qui a créé et dirigé un nombre important de banques comme UCB, Cetelem, Paribas, Cardif, Cortal…, Jean-Claude Descamps (1931-2006) PDG du Savour Club…, Jean d’Ormesson (1925-) écrivain, académicien… que tout le monde connaît !
Nous suivons le parcours du PP (Pont-à-Marcq - Pont-de-la-Deûle), voie ferrée de 1m d’écartement créée en 1896 et arrêtée en 1993, qui sert au transport des employés de Béghin, des betteraves, et du sucre. Sur la salle des fêtes, payée par Françoise Béghin-Malle et qui porte son nom, on voit une plaque commémorative pour les 24 personnes décédées (19 femmes et 5 hommes de 16 à 41 ans), lors d’un accident de train le 17 février 1948 car le chef de gare de Thumeries, (distrait ?) laissa partir un train bondé d’ouvriers sur une voie unique où arrivait un train de marchandises qui avait pris du retard. Il y eut également une quarantaine de blessés !
Prix des trajets en 1896 : 1re classe : 0,07725 F/km ; 2e classe : 0,05665 F/km ; bagages gratuits jusqu’à 30 kg/pers ; 0,20 F/km pour bestiaux et équidés ; 0,08 F/km pour les porcs ; les petits animaux comme chiens, chats, cochons d’Inde, singes, oiseaux, placés dans des cages sont taxés au poids… betteraves : 0,4675 F/km par wagon… Je vous fais grâce des horaires des trains réguliers… Il y avait 29 km et 9 stations en comptant les terminus, plus un arrêt en pleine voie.
Nous passons devant l’ancienne gare de Mons-en-Pévèle (photo ci-contre) puis au niveau du cimetière, nous rentrons dans ce village, et un peu avant l’église, on prend un escalier de pierre qui monte entre les pâtures et l’arrière des maisons. De là-haut, on a un beau point de vue sur la campagne, on voit aussi bien des terrils belges que français. Par ce chemin, nous arrivons à la ferme Saint-Vaast, qui a appartenu à l’abbaye de Saint-Vaast d’Arras à partir de 1020 jusqu’à la Révolution, (actuellement, elle appartient aux minoteries Vaast) puis nous redescendons vers l’ancienne voie ferrée en passant par le « Pas Roland ». L’explication est double : le cheval de Roland, neveu de Charlemagne donne un coup de sabot et fait partir une grosse motte de terre qui devient le mont de Pévèle, voire le mont Saint-Aubert (en Belgique) ; la seconde version est la suivante : avant la bataille de Mons-en-Pévèle, les belligérants, Français et Flamands, discutent (= parolent du verbe "paroler") dans une ancienne carrière en forme de fer à cheval, donc le Pas Roland est l’endroit où on a "parolé" ! Vous choisirez la version qui vous semble la plus crédible ! Chaque année, des habitants de Courtrai viennent à Mons-en-Pévèle pour commémorer l’anniversaire de cette bataille où de nombreux Courtraisiens sont décédés.

Ayant rattrapé l’ancienne voie ferrée, nous reprenons en direction de Thumeries, et au passage, nous voyons des pierres de calcaire bleu où les dates sont en vendémiaire ou en fructidor… et nous admirons l’ancienne cense de la Ténarderie du XVIIIe siècle. Nous passons aussi entre le talus et le bois des Cinq-Tailles.

Bernard BELSOT

Balade le long du Canal de Roubaix (partie de la Marque canalisée) le 20 novembre 2015.

Le rendez-vous était entre le Quick et le magasin Centrakor à Marcq en Baroeul, rue de la Briqueterie, où nous étions une quinzaine. Le temps était gris, mais nous n’avons pas eu de pluie !
A peine étions-nous partis sur la droite en direction du centre de Marcq en Baroeul, qu’une odeur de levure de boulangerie nous a agréablement surpris, nous passions devant l’usine Lesaffre (société nordiste première mondiale pour la fabrication de levures de panification et de brasserie....). Bernard Belsot a profité du lieu pour poser quelques questions sur la levure : qu’est-ce-que la levure, y-a-t’il une différence avec la levure chimique ?
Faut-il de l’oxygène pour l’utilisation de la levure ? Que donne la levure dans un gâteau ou dans la pâte à pains ?
Un cube de 1cm de côté de levure a quelle masse et contient quel nombre de cellules ? Depuis quand utilise-ton le levain ?
La levure est un champignon microscopique, unicellulaire de forme ovoïde ou sphérique. C’est un organisme vivant ! Les poudres levantes ou levures chimiques ne sont pas vivantes et ne permettent pas la fermentation !
En présence d’eau et de chaleur, elles se décomposent en gaz qui provoquent une augmentation du volume de la pâte dans le four.
Les levures naturelles en aérobiose respirent et se multiplient abondamment, elles consomment le sucre et le transforment en eau et gaz carbonique, elles libèrent une énergie importante qui permet la multiplication des cellules, c’est ce qui est réalisé dans l’usine Lesaffre !
Les levures naturelles en anaérobiose transforment le sucre en gaz carbonique et en alcool, la quantité d’énergie libérée est faible et ne permet pas la multiplication des cellules. Heureusement, l’alcool s’évapore à la cuisson, (même les gâteaux secs sont cuits !), on peut donc proposer des gâteaux à nos petits-enfants.
Un cube d’1cm de côté pèse 1 gramme et contient 10 milliards de cellules vivantes de levure !
On connaissait le levain en Egypte, il y a 4600 ans !
Nous avons longé le canal, sommes montés sur la passerelle pour se rendre vers l’église St Vincent (XVe-XIXe) dont nous avons fait le tour, puis avons visité au syndicat d’initiative, la forge restée dans l’état du dernier forgeron, (en plus propre). Nous avons rejoint le canal, passé devant la corderie et continué notre parcours jusque derrière le Collège de Marcq. Nous avons alors fait demi-tour et quitté le canal au niveau du quartier de Hautes Loges (où il vaut mieux de ne pas se perdre car il est en forme de nids d’abeilles) pour revenir aux voitures.
Marc Lefebvre nous a alors donné la distance parcourue : 7 km....

Bernard BELSOT

Balade de Seclin à partir du parc des époux Rosenberg le 19 juin 2015.

Nous étions 25 personnes pour cette balade !
Temps agréable !
Nous quittons notre parking pour nous rendre dans le parc d’une belle demeure en brique avec une belle tourelle appelée « château Guillemaud », le parc est devenu « Parc des Epoux Rosenberg » après 1953 !
L’affaire Rosenberg est une célèbre affaire judiciaire américaine qui déclencha une vaste campagne d’opinion dans de nombreux pays en faveur des époux Julius et Ethel Rosenberg, (qui étaient des enfants d’immigrants juifs allemands et communistes et lui était ingénieur atomique aux USA), accusés, sans preuves solides, d’avoir livré des secrets atomiques à l’URSS et qui condamnés à mort en 1951, furent exécutés en 1953. Depuis l’ouverture des archives russes, on sait qu’ils avaient réellement livré des secrets atomiques qui ont permis à l’URSS de fabriquer la bombe atomique.
Nous traversons ce parc et rejoignons ce qui reste d’une usine textile où se trouve une plaque de marbre indiquant : « Filature Agache Seclin, 6-11 juin 1941, les ouvriers en grève pour revendications et en solidarité avec la grève patriotique des mineurs, sous l’occupant Nazi  », une autre plaque sur un pilier de la grille d’entrée note : « 2 septembre 1944, à la veille de la Libération de la ville, 34 Seclinois arrêtés dans cette rue, 33 furent assassinés ». Nous traversons ensuite le parc de la Ramie pour rejoindre l’ancien canal de Seclin. Puis nous partons en direction d’Houplin-Ancoisnes que nous quittons très vite pour rejoindre, à travers champs, le canal de Seclin que l’on longe vers la droite, en direction du pont de la route d’Houplin que l’on passe. On descend ensuite en direction de Seclin sur le chemin de hallage à l’ombre de centaines de platanes majestueux. Nous avons parcouru un peu plus de 5 km.

Bernard BELSOT

balade du 29 mai 2015 à Seclin

17 personnes étaient présentes vers 14h45 à Seclin sur deux parkings éloignés de 50 mètres entre eux mais séparés par un mur, ce qui faisait que les candidats « baladeurs » attendaient de part et d’autre sans se voir. Au moment où nous décidons de démarrer, notre Président, Jacques Duveau, faisant partie de l’autre groupe a osé venir voir de l’autre côté du mur et du coup, nous nous sommes retrouvés 17, prêts au départ.
Une centaine de mètres plus loin, nous voyons l’ancien Hôpital de Seclin, (classé monument historique), très beau bâtiment pierres et briques (photo ci-contre). Les participants souhaitant le découvrir, nous passons la belle grille du XIXe siècle qui clôt le parc à la française où se trouve la statue de la Comtesse Marguerite de Flandres, créatrice de cet Hôpital en 1246, celui-ci a subi de nombreuses invasions et incendies, c’est pourquoi la façade de style renaissance flamande de 110 mètres de long, pourtant homogène va de droite à gauche de 1634 à 1910, en passant par le centre de 1856. Complètement sur la droite nous apercevons la chapelle et sa salle des malades du XVe. Nous remarquons également l’ancienne porte d’entrée avec les échancrures caractéristiques du pont-levis, puis la ferme du XVIIIe qui cache l’ancien potager (légumes et fruitiers pour nourrir les malades).
Trouvant la porte menant au cloître entrouverte, nous en profitons pour le découvrir. Soutenu par 30 colonnes en pierre grise d’Ecaussines posées sur une semelle de plomb (en cas d’un éventuel glissement de terrain), il possède une harmonie incroyable. Les clés de voûte représentent des fleurs de pierre blanche qui sont souvent des marguerites ! Les grès de la cour sont en pente douce pour récupérer l’eau de pluie dans un citerne reliée à une pompe située devant la salle des malades.
A droite, un grand pignon à redents cache la salle des malades suivie de la chapelle que l’on entraperçoit par le bas d’une fenêtre. A défaut de médicaments réellement efficaces, on soignait également l’esprit !
Chaque lit servait à deux personnes, et le chauffage (autre que de personne à personne !) n’existera que par l’utilisation de braseros apportés par les Espagnols, (Charles Quint, né à Gand en 1500 est le petit-fils de Marie de Bourgogne (fille de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, et comtesse de Flandre....).
Nous traversons ensuite une belle cour dont les façades sont ornées des monogrammes de Marguerite de Flandre.
Nous retraversons le jardin et démarrons réellement la balade.
Suivant l’allée centrale du grand rectangle herbeux (au moins 150 mètres de longueur) devant les grilles de l’hospice, nous rejoignons l’hôtel de ville, (belle demeure bourgeoise de style normand), et passons dans le parc à l’anglaise qui lui est attenant. Nous passons devant le lycée professionnel puis traversons la cité HLM des Mouchonnières pour rejoindre une ancienne voie de chemin de fer bien ombragée, que l’on va parcourir sur un kilomètre environ.
Nous la quittons pour passer derrière l’hospice et différents services hospitaliers puis rejoignons le canal de Seclin en cul de sac construit vers 1850 pour alimenter les différentes entreprises de Seclin, mais il faudra compter avec l’arrivée du chemin de fer qui gagnera sur le transport par voie d’eau. Nous suivons ce canal en direction de la ville, quelques canards s’y prélassent accompagnés de poules d’eau et de foulques macroules, et nous récupérons nos voitures pour un retour vers nos foyers respectifs.
Une histoire véridique qui nous a bien fait rire (et maintenant, il y a prescription) nous a été racontée par Jean-Michel Duthilleul, né en ces lieux. Ses arrières grand-parents habitaient près de la ferme des Euwis, et son arrière grand-père conduisait le train. Quand il arrivait près de son habitation, il donnait un coup de sifflet puis mettait une pelletée de charbon dans la chaudière de la locomotive, mais il en jetait une également à l’extérieur de la voie, charbon que son arrière grand-mère, prévenue par le coup de sifflet, s’empressait de venir ramasser et qui servait à faire « bouillir la marmite » !
Une énigme est enfin résolue, derrière l’hôpital nous sommes passés devant un grand bâtiment carré en béton, possédant un guichet en forme de tiroir métallique permettant l’échange de colis de l’extérieur vers l’intérieur ou le contraire. C’est finalement un hôpital pour détenus !
Ce fut une belle balade, agréable et sans pluie.

Bernard BELSOT

randonnée du 15 mai 2015 - les fours à chaux de Tournai

Après s’être donnés rendez-vous à la station du métro 4 cantons, nous sommes partis 8 en deux voitures mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 13 en arrivant ...à la prison de Tournai...bâtisse ressemblant à un château fort. Nous avons contourné une très belle grille, et un mur pierres et briques qui se continue par un mur fait de pierres bleues avec des échauguettes à chaque coin. Le château qui se trouvait dans cette propriété, a été remplacé par des immeubles d’appartements de luxe il y a une quinzaine d’années.
Nous avons rejoint l’Escaut canalisé au quai de Taille Pierres puis avons commencé notre randonnée en longeant ce fleuve qui a servi de frontière pendant 800 ans (environ de l’an 1000 à la révolution française) entre les pays dépendant du royaume de France et du Saint Empire Germanique. Le temps était beau alternant soleil et nuages blancs.
A une boucle du fleuve est apparu un mur important en pierres bleues soutenu par des contreforts. De quoi s’agissait-il ? Différentes propositions ont été proposées, mais personne n’a pensé à des fours à chaux : ce sont les Fours à chaux Saint André (classés monuments historiques et visitables les jours des monuments historiques belges, soit 8 jours avant les nôtres). On a pu pénétrer un des fours, dans lequel on versait par le haut (accessible par une butte de terre), simultanément du calcaire (pierre bleue) et du bois, puis du charbon à partir du XIXe. Quand le combustible brûlait (vers 850°C), le calcaire se décomposait en gaz carbonique (CO2) et en chaux (vive) CaO, que l’on récupérait en bas du four pour la charger dans des péniches sur l’Escaut. Cette chaux servait à chauler les maisons mais aussi à la fabrication du ciment. Le pays de Tournai, que l’on appelé le Pays Blanc, pendant 50 ans a été le premier fournisseur mondial de chaux et de ciment (de 1820 à 1870). Puis les Anglais ont découvert le coke qui permettait de monter la température des fours à 1400°C, et ils devinrent le premier producteur de ciment. Mais les Tournaisiens ont alors découvert que leur craie contenait une quantité non négligeable de silice, qui permettait un ciment d’excellente qualité. Ils redevinrent premier fournisseur mondial avant que l’on ne réalise le ciment artificiel qui permettait une qualité constante. Tous les fours du Tournaisis cessèrent vers 1936, mais pour utiliser le coke et élever la température, il a fallu inventer une autre sorte de fours (four à bouteilles), nous en avons vu un appelé le four de l’Almanach, un peu plus loin, le long de l’Escaut.
Revenant sur nos pas, et passant l’Escaut, nous avons découvert les ruines d’un ancien château fort qu’une association essaie de maintenir, puis nous sommes repartis vers Tournai de l’autre côté du fleuve. A l’entrée de la ville, dans un jardin agréable, les remparts du moyen âge sont encore visibles sur une centaine de mètres avec quatre tours rondes.
Passant sur le pont au dessus de l’Escaut, nous avons récupéré les voitures après une dizaine de kilomètres.
Cette randonnée dans la nature avec quelques découvertes surprenantes a été très agréable.

Bernard BELSOT

balade ASA du 17 avril 2015 -Les Périseaux à Fâches-Thumesnil

Nous avions rendez-vous près d’un petit lac de pêche au milieu d’une zone agricole protégée d’environ 200 hectares, située sur les communes de Faches Thumesnil, Vendeville, Templemars et Wattignies, le long de la route Faches Thumesnil, Wattignies, appelée « les Périseaux », vers 14h30, nous étions une quinzaine.
Par beau temps, nous avons pu profiter de la vue de la plaine successivement verte grâce au blé ou escourgeon qui commencent à être bien visibles ou couleur terre récemment retournée ou encore avec des sillons caractéristiques où l’on vient de planter des pommes de terre. Un peu plus loin, nous voyons un ancien prieuré dont la clôture possède une pierre indiquant la date 1792. Une autre pierre datée de cette même année, précisant que c’était en floréal a disparu il y environ 6 mois ! Nous pouvons voir aussi un certain nombre de clochers et villages, mais encore le terril Sainte Henriette, ultra connu puisqu’il est le long de l’autoroute A1 à Henin Beaumont, et les terrils jumeaux de Loos en Gohelle ainsi que l’émetteur de radio au dessus de Seclin....
Après un beau chemin en béton serpentant en parallèle d’un chemin pavé refait récemment, nous avons longé des pâtures où des vaches et des chevaux étaient tellement occupés à savourer l’herbe qu’ils n’ont pas daigné nous regarder puis avons rencontré une personne qui faisait paître ses deux poneys sur le chemin herbeux.
Ensuite nous avons traversé un emplacement où il y a 6 mois existaient encore les ruines d’une ferme au milieu d’arbres.
Après un parcours de 5 km 08 précisément, nous sommes revenus au lac de départ où s’ébrouaient une vingtaine de canards colvert, des poules d’eau et des foulques.
Ce fut un parcours agréable dans la campagne !

Bernard BELSOT

randonnée ASA du 3 avril 2015 -"Grand Large à Péronne" (B)

Le rendez-vous était à la station de métro 4 cantons à 13h30. Il bruinait, nous étions 7 présents. Vers 13h45, nous partons en deux voitures vers « le Grand Large de Péronne », c’est à dire un lac artificiel de 42 hectares qui sert de base nautique et de réserve d’eau pour la ville de Tournai, mais surtout creusé pour réaliser un canal à grand gabarit fermé par deux écluses de 6 m et 12 m de profondeur avec des portes se soulevant verticalement, construit par la Belgique pour éviter de faire une dizaine de kilomètres en France et devoir payer les droits de douane sur la cargaison à chaque passage. Il permet de joindre le bassin de l’Escaut à ceux de la Meuse et de la Sambre.
A 14h10, nous étions 9 devant la première écluse, Lucien Decleir et son épouse nous avaient rejoints et cerise sur le gâteau, la bruine avait cessé ! La première question posée fut : « pourrons-nous boire quelque chose dans un café », comme le long du parcours on devait voir deux cafés, en réalité un seul était ouvert et était prêt à nous accueillir et nous régaler de merveilleuses bières belges d’abbaye.......
Nous avons longé le lac sur le « RAVeL » (Réseau Autonome de Voies Lentes), chemin bétonné qui traverse toute la Belgique, réservé aux piétons, cyclistes et poussettes et avons rejoint la deuxième écluse (12 m de profondeur, impressionnant). Du pont passant au dessus de l’écluse, nous sommes redescendus le long du lac par un escalier en pierre bleue puis toujours sur béton avons longé un canal de dérivation à gradins permettant d’évacuer l’eau excédentaire du canal supérieur. A nouveau, nous avons fait le tour du lac, vu quelques bateaux servant de maisons de campagne, ainsi que les bateaux de la base nautique de Tournai sur la grève. Après la traversée d’un bois au milieu des marais, nous rejoignons l’ancien canal par lequel aux XIXe et XXe siècles, les bateliers mettaient 3 jours à passer les 17 écluses d’1,20m de dénivelé maximum, contre 6 à 7 heures actuellement en traversant le lac pour les 42 km à parcourir. A chaque écluse, l’ancienne maison de l’éclusier a été conservée et est très bien entretenue, et habitée.
Après une nouvelle boucle le long du lac et un passage sur une route à travers champs, nous découvrons le dernier chantier naval, l’entreprise Plaquet (1850) sur le lac, (il y en a eu jusqu’à 9 au XIXe). Une grande darse à sec ne contenait qu’une seule péniche de 1200 tonnes (4 fois une péniche « Freycinet ») montée sur des étais métalliques pour nettoyer la coque et la goudronner, puis s’occuper de l’intérieur, moteur, cales, ponts, matériels électroniques...Cette darse peut recevoir jusqu’à 6 péniches !
Un peu plus loin, nous quittons le lac pour découvrir une chapelle très bien entretenue, mais fermée ce jour-là, bâtie au milieu du XIXe pour demander à la Vierge de protéger les habitants des marais contre les maladies apportées par les piqûres de moustiques (on parlait de fièvres des marais) ! Une petite route nous permet de voir des ânes, poneys et chèvres naines qui passent sur des « échafaudages » pour éviter de se mouiller, puis nous faisons le tour d’un nouveau lac appelé « le petit large », ce parcours nous amène devant le café ouvert et si accueillant.
Après une bonne mousse généreuse, nous reprenons les voitures et sur la route du retour, un petit détour nous fait découvrir le village de Fontenoy, celui de la bataille si meurtrière sous Louis XV (11 mai 1745), celle de « Messieurs les Français, tirez les premiers.... », on y découvre une très belle croix gaélique près de l’église, puis sur le mur d’enceinte du cimetière où sont enterrés les morts de cette bataille, deux grandes plaques en marbre qui remercient le colonel de Talleyrand et son régiment de Normandie pour l’une et les troupes irlandaises pour l’autre qui ont décidés de l’issue de la bataille en arrivant à marche forcée.
Dans le coeur de la chapelle de l’Hospice Comtesse de Lille, sur la gauche, une plaque de marbre porte les noms des officiers blessés à Fontenoy et qui bien que soignés y sont décédés. Louis XV a logé la veille de la bataille dans l’abbaye de Cysoing et en souvenir les moines ont construit ce que l’on appelle « l’Obélisque » à Cysoing.
A peine était-on sur l’autoroute de retour que le crachin s’est remis à tomber.
Ce fut une belle randonnée d’une dizaine de kilomètres dans la nature.

Bernard BELSOT


Bernard BELSOT

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