Multicolonnage en FLOAT 04
ASAP Lille [() Pour activer le formulaire des langues au lieu du menu, d?commenter le bloc qui suit - preferable pour les sites avec beaucoup de langues
ASAP - Universite´ Lille
Association de Solidarite´ des Anciens Personnels
de l'Universite´ de Lille

Rando et Histoire dans Lille

samedi 18 mai 2019 par Bernard BELSOT

Randonnée et Histoire dans Lille
le 1er juin 2018
avec comme fil conducteur une vingtaine de statues

Nous démarrons de la Gare Lille Flandres qui date de 1858 à Lille, car une partie de la façade avant était la gare du Nord de Paris, (cette gare de Paris était celle où la Reine Victoria devait arriver, mais elle qui faisait 1m55 a trouvé que cette gare était trop petite pour la recevoir....). Le 1er train arrive à Lille le dimanche 14 juin 1846 au débarcadère du Long Pot à Fives (on était hors les murs = remparts de Lille), en descendent plusieurs ministres, 2 fils de Louis Philippe, les ducs de Nemours et de Montpensier et divers notables des Chemins de Fer du Nord (appartenant à une famille Rotschild). Se succèdent, discours de bienvenue, bénédiction du train par l’Archevêque de Cambrai (car de la Révolution à 1913, la région du Nord dépendait de cet archevêché), puis un banquet de 1700 couverts à l’Hôtel de Ville...Berlioz dirige lui même un magnifique concert sur l’Esplanade, des jeux nautiques ont lieu sur la Deûle puis un grand Bal se fait dans les salons de l’Hôtel de Ville (= Palais Rihour, ancien Palais des Ducs de Bourgogne). La ligne Paris-Lille est inaugurée le 31 août 1846.

Nous nous dirigeons par la place des Reigneaux (ancien marché aux poissons = le Mynck) vers la rue des Arts où nous voyons successivement des maisons briques et pierres de style lillois, une autre en pierres de style directoire avec ses fenêtres arrondies, une autre en pierres de style Louis XIV avec un fronton triangulaire, une statue de Notre Dame de la Treille sur l’ancienne façade des magasins Tresnois et Descamps, une petite façade de style lillois qui cache un château d’eau et au coin de la rue des Arts et du boulevard Carnot : 4 Cariatides qui ont été replacées sur la façade (qui était en front à rue et que l’on a remontée à l’abri des intempéries). Dans cette rue des Arts, le Maire de Lille Auguste Richebé est mort d’apoplexie.(1866) (sur sa place se trouve la statue du Général Faidherbe).

Nous prenons le Boulevard Carnot et passons derrière l’Opéra pour saluer Léon Trulin, fusillé à 18 ans le 8 novembre 1915 par les Allemands dans les remparts de la Citadelle. La statue de bronze de Léon Trulin a été amenée, il y a 5 ou 6 ans, de l’avenue du Peuple Belge à la place Léon Trulin. (ce n’est que la troisième place à Lille qui possède une statue du même nom, avant il n’y avait que la Place Jeanne d’Arc, maintenant, il y a aussi la Place Mitterrand !)

Passant devant l’Opéra, on est obligé de parler du théâtre qui se trouvait là (aussi avec des colonnes mais la façade en direction de la gare Lille Flandres) construit par Michel Lequeux (assassiné le 15 avril 1786 à 33 ans dans les jardins de l’Hôtel de l’Intendance de Flandre Walonne = l’Evêché actuel).
L’Opéra a été construit par Louis-Marie Cordonnier comme la « Nouvelle Bourse » (=Chambre de Commerce) car le Théâtre avait brûlé en 1903. Pratiquement terminé au début de la guerre 1914, les Allemands l’inaugurèrent en faisant jouer du Wagner. Après cette guerre, et quelques travaux, il fut de nouveau inauguré en 1923 mais par les Français. C’est une copie de l’Opéra Garnier de Paris.

Nous pénétrons dans la « Vieille Bourse » bâtie en 1652 par Julien Destrée, avec l’autorisation de Philippe IV, roi d’Espagne. Une plaque de marbre rappelle cette autorisation. On remarque également les bustes de nombreux scientifiques du XIXe siècle positionnés sous l’Empereur Napoléon III, comme la statue de Napoléon Ier qui trônait au centre de la cour, qui s’est envolée par les airs (une grue l’a aidée) vers 5 heures du matin en 1976, pour réapparaître une vingtaine d’années plus tard au Musée des Beaux Arts de Lille.

Au centre de la Grand Place, nous voyons la statue de « la Déesse », que l’Assemblée Constituante de Paris (sur motion du peintre David) avait promis à la Ville de Lille le 9 novembre 1792 quand les Lillois (en particulier les Canonniers Lillois) avaient réussi à empêcher la prise de Lille par les Autrichiens.

Tout le monde se souvient des clous de cuivre dans la lumière des canons autrichiens, du barbier Maes qui utilisait un éclat d’obus comme plat à barbe, des boulets de canon fichés dans les murs du « Rang de Beauregard » (en face de la Chambre de Commerce), de l’Eglise St Etienne (à la place du cinéma le Ritz) ayant été incendiée par les boulets de canon chauffés au rouge tombés sur les chaises entassées. En fait la Déesse, sur le modèle de l’épouse du Maire de Lille Mme Bigo-Danel n’a été offerte à Lille que 50 ans après, (1842). Le socle est de Charles Benvignat et la statue de Théophile Bra. En haut de la Voix du Nord, trois femmes représentent les trois provinces où ce journal est vendu, la Flandre, l’Artois et la Walonnie.

Nous passons par la place du Palais Rihour où nous découvrons une plaque commémorant la Première d’une tragédie de Voltaire appelée « Mahomet » jouée en ce lieu. Puis nous repérons sur le Monument aux Morts que les soldats lillois sont « morts pour la Paix » et non « morts pour la France » comme il est de coutume. ; On profite de cette place pour parler du Palais Rihour bâti par Philippe Le Bon, Duc de Bourgogne, de la salle des gardes, de l’escalier gothique, de la Chapelle qui est aussi la salle du Conclave et du fameux « briquet de Bourgogne ».

Ensuite, nous partons vers l’ancien Collège des Jésuites, devenu Hôpital Militaire, puis Préfecture. Nous profitons de l’ouverture de l’Eglise St Etienne (ancienne Eglise des Jésuites) pour admirer en particulier la Chaire de François Rude et son magnifique drapé.

Nous reprenons la rue de l’Hôpital Militaire pour montrer un des trois puits qui existaient dans la cave du restaurant d’un ami, ayant appartenue aux Jésuites et où ceux-ci avaient jeté de la vaisselle cassée et des couverts en étain à leurs chiffres . Ces objets sont au Musée des Beaux Arts, mais je ne les ai jamais vus exposés.

Dans la Rue Nationale, ouverte au XIXe, on peut voir le buste de Desrousseaux qui surmonte la « Femme clotant sin ptiot garchon.... ». Nous prenons (à l’emplacement des anciens remparts de Lille) le jardin du « Square du Ptit Quinquin » ou « Avenue Foch » pour nous apercevoir que Foch est Maréchal de France, mais aussi de Pologne et Feld Maréchal du Royaume Uni. Un peu plus loin, nous évoquons le Bal des Ambassadeurs et le Quai de Wault,= l’ancien port de Lille pour le bois et le charbon jusque dans les années 60. Puis nous allons visiter le cloître briques et pierres de l’ancien Abbaye des Minimes (à partir de 1618) qui est devenu l’Hôtel Alliance et sauvé à la Révolution puisqu’il est devenu lieu de stockage des tenues militaires des soldats des différentes casernes de Lille, jusque la dissolution du 43e ….
La suite dans notre prochain bulletin…

Bernard BELSOT


Accueil |
  • Contact
  • | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 28 / 377341

    Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site 06- Balades -Randonnées   ?

    Site réalisé avec SPIP 3.2.5 + AHUNTSIC

    Creative Commons License